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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

XIX) L'argent

LES ILLUSIONS DU TEMPS QUI PASSE

XIX) L'argent

 

Autrefois l'argent était entre le bronze et l'or, un métal qui glorifiait la

Terre et l'homme.

Aujourd'hui il est la maladie au tonneau de notre vie, le saturnisme sans

planète.

l'argent pourrit le monde.

Le monde est en train de pourrir, de moisir, de mourir.

On dit que l'argent n'a pas d'odeur? Mais le monde pue le moisi.

Le monde est infecté, malade par la maladie cupide.

Longtemps le chemin s'est fait depuis l'invention du troc,

jusqu'au lent basculement où l'on a échangé la nature contre de la

nourriture, de la sécurité, de l'agent.

Voilà ce qu'a l'Homme de particulier, il a l'agent, et avec il étouffe le

monde.

Il est arrivé à se suicider par pauvreté, par cupidité, par richesse,

comblant le manque que lui laisse peu à peu la non-nature

dans ce cercle vicieux, par l'irrémédiable besoin d'acheter.

Tout semble perdu, le retour à la nature est loin.

Loin la nature de la Terre, loin la nature Humaine.

Il n'y a plus rien dans un monde où tout s'achète...

Mais heureusement on ne peut acheter les cailloux, les plantes et les

animaux,

quand bien même, avec l'argent on achète leur mort...

En oubliant que l'argent ne produit pas encore d'oxygène.

Tant mieux! Qu'on étouffe!

Triste futur pour les ambitieux...

Excepté les ambitieux de l'argent.

Il n'y a même plus de pièce ronde ornée de différents dessins évoquant

le voyage et les lointains,

l'argent est un mal immatériel, un virus, une valeur conceptuelle qui

s'achète en bourse et se revend.

La bourse de cuire même est devenue un immense bâtiment de béton qui

enferme les hommes au lieu de leurs pièces, c'est désormais l'argent qui

tient l'humanité à sa ceinture.

Il n'y a plus de poète, il n'y a plus de metteur en scène, il n'y a plus

d'auteur, il n'y a plus d'artistes, il n'y a plus d'éditeur...

L'argent a tué les derniers passeurs qui reliaient encore les hommes à

leur nature profonde.

Tout meurt désormais d'une maladie purulente et douloureuse aux doux

symptômes de folie, désir et désillusion...

Mais où se cachent les poètes?

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