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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

XI) Stase et métastase d'un rêve chimérique

LES ILLUSIONS DU TEMPS QUI PASSE

XI) Stase et métastase d'un rêve chimérique

 

La Terre aime tes baisers.

Résister à l'irrésistible.

Montant, drap, mie.

L'addition du monde, il nous faut maintenant nettoyer le linge sale des

hommes en public, à la face du monde, et nous ne mangerons plus de

pain blanc. C'est fini.

Mont, temps, drame, irrésistible.

Dévorer ta chair de papier mâché.

Effleurer tes airs de bille fâchée.

Lécher tes lèvres acides qui rongent mon âme-carapace.

Un aigle même ne volerait pas au-dessus de toi.

Laid glaire, aime, t'élève renaissante.

Sur tes lèvres danse la pluie, le vent et les démons.

Plèvre, pleurésie, poumons. Lumière.

Pleure, pleure encore mon amour.

Tes lèvres sont lumières. Tes lèvres sont les miennes.

Je t'élèverai en haut des tours de plumons.

Tes lèvres sont une plume. Ton poumon un rein.

Je suis une reine de rien. Je suis reine de mes reins.

Éreinte-moi. Couronne-moi.

Courrons ensemble à perdre la laine...

Courrons à nous perdre, à nous égarer. Corrompus à nausée.

À oser, gare-toi bien. La gare est profonde et sans train.

Garde-toi de t'égarer. Tu n'es pas en train.

Je t'ai dévoré. Je t'ai digéré. Et maintenant je te défèque...

C'est ainsi que font les poètes. À se nourrir de tout.

Ne dit-on pas que ce qu'ils font est de l'amer? ... Un. Deux.

Amer miction. Friction-déchet. Déchéance de toi, du poète.

Miction et défécation.

Ordre naturel des choses. Tout naît, meurt et re-naît.

Rien n'est jamais vraiment achevé.

Si tu m'as achevé, je renaîtrais.

Et je te reconnaîtrai.

Toi ma sphinge allumée, ma sphaigne des marées.

Je démarrerai au volant de ma vie.

Je me conduirai, bien, mal. Je ferai circuler autodidacte.

Je te déferai. Ma voie, ceinture, ma voix, voix-tu, saura t'écraser. Moi,

voix sainte.

Toi le passant de ma vie. Avant que mon écharpe rouge n'entraîne ma

vie à mon cou dans ma dernière course.

Cours! Je te course. Course, je te cours!

Fuis! Fuite à mon mot-heure. Ça coule...

du sang, de l'encre. Je ne sais plus.

Ce qui roulait ne rouille plus. Tout est usé. Les rochers sont élimés.

Les falaises érodées. Salomé ne danse plus pour elles.

Elle est dense. Elle est transe. Elle est rance...

Perdu. Tout est égaré. Nous ne nous retrouvons plus.

Nous nous sommes perdus à jamais.

Nous sommes, mais nous errons, nous erreurs.

Nous sommes des ombres doubles. Des ombres douces. Des "ombes" binaires.

Et je tombe. Et nous tombons. Il n'y a pas d'escale liée.

Il n'y a pas de prochain bas tôt.

Le pore est vide est sans mât-rein.

L'amer n'a plus de reine.

 

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