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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

XVII) Sur un air de lemniscate

LES DÉSILLUSIONS DU TEMPS RETROUVÉ

 

 

XVII) Sur un air de lemniscate

 

Débouche immense au bout d'un vêtement.

Des bouches immenses au bout d'un revêtement.

Robe de bure, robe-début, dérobé de boisson, noyé dans un verre de vin

(le Graal). Si j'avais su...

Jésus pâtre crie le prophète...

J'ai eu pâte à crêpe. Jésus haut-dessus, j'ai eu usufruit. Celui qui crie m'a

loué sa vie, celui que l'on loue sans jamais assez de loups-anges. L'esprit

de la pâte à crêpe et tout le reste... le fils qui mange les crêpes et le père

qui râle parce qu'il n'en reste plus quand il rentre du travail le samedi

soir.

Dieu plat comme une crêpe, dieu courbe, courbe comme une courbe du

diable, un serpent qui se mange la queue puis mange la crêpe, puis

dévore dieu. Voila, c'en est fait de dieu, un serpent est passé par là,

même pas eu le temps de proposer une pomme. On ne dupe pas un cerf-paon.

Alors depuis, la chair pend. Et le serpent repasse infiniment sur le

chemin de dieu, et mange infiniment dieu, et l'engouffre dans sa besace.

Et dieu et le serpent rencontre des castors affairés (puisque dieu est à la

fois dans le ventre du serpent et sur la route où le serpent le mangera), et

toujours ils repassent, et toujours les vêtements de dieu ne sont pas

repassés (la digestion perpétuelle du serpent les froisse) et toujours les

castors et les cerfs et les faons aux grandes oreilles sont désolés.

Pourtant, non, non, ils ne se trompent pas, ils suivent bien la règle, et

parcourent infiniment la route et tombe toujours sur dieu ou sur le

serpent, parfois les deux ensembles. Alors dans l'infini, le dieu sort de sa

besace la lune qui ressemble à une crêpe, les cerfs, les paons, les faons

et les éléphants et les tend à la gueule du serpent en lui disant "tiens,

ceci est ma chair. Mais de ces chers le serpent n'en veut pas, et dit "tu

veux me pendre avec tes arches, je ne suis pas un canoë, on ne me pend

pas à ce jeu-là". Et dieu dit "Le cas "Noé" viendra plus tard, pour

l'instant, je veux éviter que tu ne me manges et que tu ne surprennes Eve

ou Adam, mes enfants. Toi le suspect qui suspend les gens à ses paroles

venimeuses!". Et le serpent, sur ces mots, vexé, prit son corps à son cou

et s'en alla sans se faire prier ; et dieu n'eut plus de route où marcher, et

plus de serpent pour le manger ; alors il disparut, et le reste avec lui.

Alors de loin on entendit du fond de l'immense bouche d'un chanteur de

jazz, un mini scat qu'un micro-skater emporta avec lui. Et le souvenir

éternel et répétitif de son passage laissa comme la trace d'un ruban

latin... un air de lemniscate.

Plus tard, ce fut le lion, ce fut loin et ce fut long.

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