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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

Autre port

 

Mes pieds, mon corps, avaient besoin d'être lavés.

J'ai vu des choses comme vous n'en avez jamais vu !

Le divin supplice.

Être condamné à la beauté d'une femme !

Désormais je hantais les rues de Rome vêtu de la peau d'une femme.

Cette peau ne m'allait d'ailleurs pas si mal, car moi homme, j'avais bien en moi le tiers d'une femme.

Voilà que maintenant, j'avais l'aspect des deux autres.

Et quelle femme ! J'étais un canon de beauté, et mes yeux éclairés visaient les hommes comme des traînées...

Mes formes m'ouvraient les portes qui auparavant m'étaient closes.

J'étais maintenant un "pédé-rare" à l'hallucinante beauté.

Étant autorisé dans cette enveloppe d'emprunt à croquer tout ce que je désirais.

J'étais une lettre où dominait le masculin, des adverbes jusqu'aux adjectifs, et je me trouvais bien lové dans une enveloppe rédigée au féminin.

Je comprenais enfin ce qu'était ma mère.

Soudain, venant des profondeurs, on entendit une voix s'élever:

- Est-ce bien raisonnable?

C'était la voix de Cocteau qu'on avait pas oubliée.

Soit, vous l'avez bénite, je l'aurais maudite.

On aurait pourtant dit que je m'y étais lavé...

La source magique ; qui rend plus femme ce qui est ferme, et plus ferme ce qui est fameux...

EUX.

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