Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

Depuis les premières lignes

 

Depuis les premières lignes, je suis irrésistiblement séduite. Par vos mots peut-être. Par votre façon de penser, ou en un endroit différent où je me retrouve. Par cette tendresse et cet humour qui se glissent entre les lignes. Vous me faites du bien. Je voudrais vous en faire aussi. Je ne peux pas vous juger, je crois vous comprendre.

Il n’y a rien de plus érotique que de parler littérature avec vous. Je me prends à rêver de votre bouche. Vos gestes doivent êtres doux. Vos mains sont belles. Vos bras semblent plus fort que je ne l’aurais attendu. J’ai envie de vous livrer mon corps, d’être embrassé par vous entre mes jambes, écartées ou enroulées autour de vous, de sentir vos dents me croquer comme une pêche juteuse. Je veux de même lécher vos doigts et la pointe de votre sexe, avant de le glisser le plus entièrement possible dans ma bouche humide et chaude. Je veux vous accueillir en moi et serrer doucement mes muscles autour de vous comme un boa, pour que vous frémissiez de plaisir. Je veux m’endormir épuisée de plaisir près de votre corps nu. Je veux vous épuiser de désir.

Chaque mot de vous, pourtant si chaste et poétique, affole mon corps qui se prépare à vous affronter si tendrement. Vous n’êtes pas encore là et je ne vous ai jamais vraiment vu.

Nous ne sommes pour l’instant, l’un pour l’autre, que des images et des mots, des projections de désirs – et de craintes peut-être, des rêves d’âmes sœurs et d’alter ego qui fusionneraient en amitié, en pensée, en culture et en chair. Et vous savez que dans mon pays, la chair n’est rien sans le respect de l’âme. C’est une fusion qui fait grandir, qui fait du bien. Et le plus beau jeu est peut-être chaque jour de l’entretenir. De réinventer chaque jour le désir dans la quasi-connaissance de l’autre, dans les imaginations et les certitudes, de savoir déplacer l’objet des sentiments un peu à côté, pas trop loin du chemin, mais vers de nouvelles voies.

Depuis les premières lignes, il me faut vous voir. Vous êtes venu vers moi. Puissiez-vous m’aimer aussi.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article