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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

L’autre est un pays, l’autre est un paysage

 

Le temps de faire sien un corps, de semer dans son propre corps, dans son propre esprit, le désir pour cet autre. De faire de ce corps une terre d’accueil, parfois chaude, parfois fraîche. D’apprendre par cœur les contours comme on apprendrait une carte. D’y connaître les points d’eau et les vastes prairies, d’y retrouver les forêts et les bosquets paisibles. Le temps de faire sien ce pays lointain.

Certains voyageurs ne passent qu’une nuit par pays. C’est vrai, chaque terre se ressemble un peu. Je ne sais pas si l’on peut rester toute sa vie dans un même pays, certains le font. Il y aura des jours plus sombres et las, et des jours de redécouverte et de soleil infini. C’est un travail de chaque jour, les jours où l’on va vers ce pays, et les jours où l’on s’en éloigne un peu pour mieux le retrouver. L’absence joue son rôle dans l’amour de la terre. Qu’on la voit de près ou de loin, il faut sans cesse, prendre du recul, et s’abandonner par ailleurs sans chercher trop de raison. L’attachement relève parfois du mysticisme.

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