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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

Oeuvre Anti-Littéraire (première partie)

De quoi parlerions-nous ?

De quoi parler ? Parler de quoi ?

De quoi ? Deux quoi…

Deux pour « quoi », deux pour « parler »...

De pourquoi, de pourparler…

Nous parlerions donc de pourquoi, de comment,

de pour, par, les et de couacs en tous coins.

Quoique …

Par de nombreux Les, car il y a part et il y a lait, ici, ce n’est pas pour parler soupe-au-lait, ni de cochons, ni de dents, ni de frères ou bien de sœurs âmes-sœurs, ni de ces murs …

qui renferment des souvenirs à venir et des murmures,

des vérités pas encore mûres …

et des rêves d’aller cueillir les mûres …

ou de vallées semées de lémuriens …

ou de vins de Saumur…

de rêves sans mesures…

de temps peu sûrs, et de fruits sures, d’odeurs suaves ...

De parfums sans sueur, sans transpirations, inspiration de pays transylvaniens, et las de Dracula...

Et là ? (Elle l’a, le La).

Ce serait un transfert de transports,ceux des sentiments et ce qui les procurent...

Au-delà du sport. Quoique le fer est à faire, les affaires doivent être fêtes, sinon portées par des êtres ou portant des notes. Notes de musique ou notes manuscrites.

Et il y a celle de notre par faim de tout à l’heure, mystérieux et boisé.

Il a rêvé de prendre l’air transparent au-dessus d’un transatlantique,

Pour ne pas sembler être ce qui est apparent; l’évidence même. L’évidence, même.

L’air transparent. L’aire du temps est trans-parents.

Bien sûr, il avait bien des parents, pour qui il semblait disparaître (je dis par l’être), apparemment…

Dis-par-être… c’est dit par l’être.

Il était mais il n’est plus, on ne naît qu’une fois.

Un autre en avait fait une crise de foie, il avait pourtant foi, mais des fois, vous connaissez parfois,

l’histoire de la marchande de Foix, ou bien de foie, ou bien de foi, ou même de fois ; enfin, des fois…

On peut admettre que la foi se marchande, auquel cas c’est une secte, et non insecte.

Ad-mettre sans maître dedans, sans maître conservateur qui préfère se mettre en boîte, de nuit.

Enfin vous avez remarqué que l’on fait en réalité ce que nous subissons (cette crise de foie qu’il a fait),c’est un fait.

Vous imaginez donc, car sans être nez vous avez du nez; vous, images innées, un apprenti magicien modelant une crise de foie, cent fois et sans foi.

Cela devrait être une situation de crise.

Il suffit d’imaginer ses doigts se crisper et leurs mains crisser sur un tableau noir.

Et désespoirs ; au-dessus d’une baignoire…

Noyée dans ses idées noires, elle aurait préféré (la baie noire des bois), au lieu d’être une baie marine et sombre,

être une patinoire ; réellement, une patiblanche;

pour ne plus être obscure comme la pure glace, qui elle aussi finira noire; sans racisme…

Cela lui glace le sang, elle en pâtit et sombre dans des espoirs. Il ne faut pas la prendre pour une poire.

Juste patiné par le soleil…

il faut imaginer l’allégorique rayon glisser sur elle sans ailes,

et sur le sol raisonne la note Sol…

Ombragé par un parasol, une ombre-aile, ou bien était-ce un tournesol… il semblerait que ce fut un saule pleureur, implorant au-dessus de l’étang où coule et se répand la vie, où s’étend Ophélie.

En ses temps, elle s’étend et l’ombre faucheuse s’étend au-dessus d’elle, dans un froissement d’elle, dans un froissement d’ailes.

Et tant pis, car il est temps, déjà un quart…

Elles ont attendu longtemps, par tous les temps, cela résonne sur leurs tempes.

Car l’une a attendue des lustres, l’autre lui a tendu l’éternité…

Qu’elle a cueillie tout près dans un pré, un champ de fleurs de bataille à maturité,

devenus maternité un matin sans affinités, sang infirmité, cent infinités.

Un courant qui ne marchait pas les a limités ; et ce, sans la moindre autorité.

Est-ce sans la moindre eau torréfiée ?

Il était autodidacte et automatique. Eau somatique. Ozone Attique.

Ce courant a couru au lavomatique, il se croyait féru d’informatique, il a attrapé des tiques.

Vous auriez dû le voir s’en saisir, à pleine main, comme d’une donnée, comme d’un dû. Il a dû peiner.

Il a fait fît de son étique, son étiquette de grande ligné a finie dans les rayons alignés d’un supermarché de produits sans marque, ni empreintes de qualité, d’affection ou de reconnaissance naissante…

Mais parmi ces inconnus, il a reconnu la foule, les mathématiques, les équations, inéquations, et les célébrités ; intemporelles que personne ne comprend.

Comme les pages d’un livre écorné, encore nues.

Comprendre des connes nées et des cônes nus.

Des cons prix dans le prix, jamais accomplis, ils n’a pas pris le pli.

Nu, nue, nus, nues, nul, parvenus, revenus… un pot. Les peaux se déplient, se déploient.

Sang, nul, joie. Sans nulle reine.

Alors qu’elle reçoit un pli lors de sa mise en plis. L’or de sa mie emplie de rois.

Vous la verriez froissée, si vous pouviez.

Mais ne pliez pas sous le poids ou les compliments.

Ils mentent tout le tant. Ils mentent tous les temps.

C’est intemporel, presque corporel, sans qu’elles, elles soient des corporations; les corporations des corps aux pieds, celles des corps de chasses. Violoncelle. Chasse à cour, selle de cheval. Cheval de cour.

Sel de mer amer, harcèle le viol du violon.

Car ils les ont chassés, comme le chat l’est.

Chalet des mers amandes.

Oui, le chat de l’aiguille s’est sauvé, il s’est amendé.

Sauvé du grand saut de l’argent-châle, découvert par un agent salle. Des agents qui agissent, des agents du fils que veulent les policiers, ou des agents de consommation qui veulent la sommation des consoles polissonnes.

Pour les consoler, il y a les agents antibactériens et les agents semant.

Comme la semeuse Françoise sème l’art pour des gens à des gens sans gants blancs.

Et elle le fait avec l’art gentillesse, gentiment, éventuellement, elle ment vraiment.

Elle est le mensonge d’une nuit sans songes,

le mésange qui n’est pas un ange ; sans manger.

Et sans partager ni partir, elle est âgée…

Comme moi, je l’ai eu. J’ai.

Ah! J’ai de la peine quand je vois les mois qui passent.

Comme la vache regarde le train qui passe quand il pleut comme « vache qui pisse » dans un champ de pissenlits.

Puisque la rivière va déborder de son lit. Elle ne lit pas les revues, elle les revoit.

Parfois elle les renvoie par la poste.

A la poste, il y a un gardien devant un château, posté à son poste devant un poste de radio ou de télévision; presque timbré, déjà humecté par d’étrange humeurs. Humeur joyeuse ou maladive à s’en saigner le cœur ou les oreilles à l’aide de pince-oreilles.

Il ne s’en cache pas mais il se cache sous les oreillers, et pas pour deux sous. Dessous. Affriolants.

Pour jouer à cache-cache. C’est un JE. Un ego à double tranchants.

Double trans-chants, comme une tartine grillée ;

Une face lissée et luisante, presque trop attrayante, trop polie, trop haute et nette. Haut-net.

Non pas internet.

Et l’autre face creusée de cratères effrayants qui nous engloutirait si nous nous regardions plus gros que le ventre…

Il faut user de la notice pour remplir les vielles crevasses. Trouver le mode d’emploi pour trouver un travail où l’on dé-jeune des tartines aux matines. Où l’on émonde le monde comme une amande sans peine.

Des mots démodés, démonstratifs; le démon des monts, démoniaque et préservatif.

La vogue a démonté les T de l’alphabet pour les démos, à la fois bêtes et falots, les personnalités et le monde en « tié », (qui s’il avait été à la féminine, n’aura pas pris de e et pas de riz de Corée voulus par les hauts efforts) .

Je le crie haut et fort : l’épée qui noie n’aura pas de droits, les Pékinois n’auront pas de noix et les oies chinoises ne causeront pas de noises.

Mais s’il faut causer, c’est à cause des noisettes, la très Hugo-linette Cosette n’aurait pas misée de l’air sur une seule dette. Nous ne dirons pas qu’elle a pris la poudre d’escampette. Elle n’oit point le doux sonnet d’un calme prophète de la littérature éclairée, oyant les adamantines visions-images de clairs livres sans ratures. Ils ont sonné sonnettes d’étain, assommé les sombres ombres des œuvres pendues, immaculé d’espoir l’imagination perdue. Les émotions ont taché les feuilles des nouvelles bibles, répandu les larmes des poètes comme le fluide même de la vie éternelle, et les pages des rêves, fruit du miracle volitif, évoluent, luisent, inondent les cieux de merveilleux aveux. Ces actants noient les dieux sans adieux de racines fébriles. Fleurs d’une nature issue du néant, béant tétin de la dive irréalité : terne panel de l’humanité ? …Non point de point à l’œuvre, car il faut veiller, malgré les actes de savoir, nous ne connaissons pas la veille de l’essoufflement souffreteux du rougeoyant feu où s’essoufflera l’arborescente vividité de notre pauvre inhumanité, déjà à demi inhumée par les vautours assassins d’un monde enterré.

Nous sommes tous les actants d’un temps où chacun tente inconsciemment d’atteindre l’acescent larcin : les veaux tournent autour du puits qui les ensevelira comme l’attraction insensée de nos faiblesses. Les monstres du haut de leur tour in-(a)ssistent à l’acescence des flux insensibles et insensées qui ont tendance à devenir ribote. Mes amis, c’est pour éviter cette orgie de poisons qui éteint les palettes infinies de l’humaine forteresse, forte déesse qui était jadis la muse des agnostiques fidèles. Mais qui croît au jour du i en elle. I comme l’ego saxon écrasant, I comme internet, inter-neutralité, mondialisons et chacun dans son coin, consommons et oublions nos poings, brûlant dans nos I comme des pamphlets déteint, Ils ont déteint la langue de Shakespeare de leur I-monde utopie, inondant l’île terrestre des flots de cette fade farce sans Identité, cette entité de papier ; avec au centre un énorme « S » entravé de deux barreaux. Ce sont ceux de la fenêtre libératrice que des relaps atteint de vésanie atteignent à coups de S nihilistes, sans richesses, sans finesse, à-coup de liesses et de liasses. Ce I sans cou ni points, c’est le pôle poli sans police, sans poly-étiques que feintent d’afficher les hypocrites politiciens qui ne connaissent la police d’écriture, ni Titien, ni leur police d’assurance.

Pourtant, c’est avec aisance qu’ils nous assurent qu’I-ls ne sont pas dans l’errance d’une ère sans air, de leurs faux aires d’I-lustres lumières. Mais ce I n’est pas l’ego mondialiste : c’est le cri de souffrance du vampire sans alliances ailleurs.

Aïe ! Il y avait trop d’ail dans le plat-pays dans l’Idiot dogme des hommes.

Les seize diocèses de l’ordre immonde n’ont pas payé une once de l’alliage de haine qu’ils ont forgé dans les châteaux-forts des haine-mis croisés avec leurs occultes mies. Amis, combien d’âmes misent dans les flammes pour les femmes faméliques qui ont le fruit de l’hérésie ? Hérissons nos poils, montrons-nous comme l’hérisson et érigeons une nouvelle union à l’unisson ! Croisons le fer et affaiblissons ce qu’ont croisé les templiers au nom d’une croix inoccupée ! Alors contemplons les palingénésiques temples des docteurs incultes. Cultivons les palimpsestes mystiques et mystificateurs qui recouvrent la pâle vérité d’opale oubliée. Qui sait quel pâle inceste est masqué par ces mensongères an-agonies. On nous parle de théogonies, mais les légendes sans cartes sont à l’agonie. Dans l’agora, chacun scrute les cieux de leurs yeux bleus, car le ciel s’y reflète infiniment bleu, azur comme les analogons lagons près des dives rives des masures. Mais ce bleu déclin, ce n’est pas un clin d’œil au bleu de Klein; fou froid mais pas sans gène-illustrée, la déclinaison de l’image est comme une inclination naissante, une folle passion qui répand les poisons poissonneux de l’infinie perfection que reproduit l’oraison céleste. Le ratio irraisonné existe dans chacune de nos nuits, raisonnant dans l’espace, raisonnons que le jour est une nuit ensoleillée du pur éclat solaire. Le créateur qui l’a composé recherchait l’omniprésente perfection d’un univers atomique, grouillant d’ions et de durs cations… Quelle création !

Limpide est l’impure, un pur esprit est insipide.

Purée, regardez ce design épuré ! Quelle harmonieuse raie, c’est une raie parfaite (une raie manta pour peu qu’on sût qu’elle mentait),en tout cas c’est une pure raie, peut-être de cette fameuse île, l’île dorée, ou l’île de mi…

Peu importe, la per(in)fection dépend de son temps. Il peut importer ou exporter, ou importer peu ; c’est son dût, cessons du moins de l’importuner sinon il ne sera jamais fortuné. L’infortuné! On a voulu qu’il fût mauvais fortune: non pas qu’il la fasse (entendez par là que l’on fait fort de « tunes » là où l’on naît) mais qu’il la soit. Le pauvre a perdu la face alors qu’il était en route de soi sur la route de la soie. Tous ces tissus soyeux lui ont tourné la tête, si l’on pouvait pénétrer son chef, l’on découvrirait une caverne d’ali baba tamisée de soyeux drapés, de tentures tissées des tissages les plus sages et de tisons plus ardents. Il y aurait aussi des broderies parsemées d’éclats de rires, de rayons de joies, et de miels doucereux… Chaque esprit a ses jardins secrets s où fleurissent les pensées, où l’or qui dort n’est que volupté, et où en tout sens, on ne trouve que trésors.

Ababila de Nrevac fût une habile suzeraine vivant dans une contrée lointaine où l’on pouvait y rencontrer mille et un voleurs en moins de quarante nuits; un jour, un conte la séduisit et l’emporta sur son blanc destrier en lui murmurant de romantiques contrepets. Elle fut emportée sans colère aux pieds des enceintes d’une cité ou elle eut le droit de cité. Elle y prit même la liberté d’y citer ses conteurs préférés; ceux-là même qui comptaient tout à l’heure et à toute allure les palindromes emportés comme des chevaux, billes en tête, entêté de deux immenses têtes. Ces rossinantes créatures dévoraient les roses roses aux enceintes de ce grand palais. La vénus de ces lieux était friande de ballets et invitait ses stériles rhapsodes à chanter sans palilalies des sons sonnants; résonnant en tout sens : « trompez sonnettes », sifflant à tous vents et vantant à tout souffle les mésaventures de Midas alors qu’Ésope reste ici est se repose. Ces violeurs de silences, de violents sieurs qui corrompirent la reine-marquise en l’enrhumant par des douceurs exquises et des cadavres de reine de Saba et de tendre babas. Ce fut au tour de notre suzeraine de se faire rhumer dans les homicides sans avoir l’espoir de rioter un seul instant. Car la gourmandise, l’avidité et la cupidité sont des désirs prohibés…

Dans ce palais, on y mangeait des chewing-gums mentholés, et la sainte menthe dévorait le mal. Car mentir est masculin, la mente-religieuse dogmatise sans masques l’inhibition des religieuses cacaotées. Le cacatoès mâle perroquetait religieusement et sans hoquets une comptine …

La cantine évolua très vite en un antique cantique de volière sans salière, et pour cause, un chantre intenta un pied de nez en ajoutant son grain de sel, de sa cithare mal acœurdé, il entama le récit sonnant et grinçant qui va suivre.

C’est la chanson du va-nus-pieds :

« Corrosif et corps aux pieds, c’est ainsi que tu es tombée

ne prends pas tes pieds à ton cou, cœur oisif n’est pas coulé

avec ton corps accordé et ton cœur plein de piété, c’est l’été…

Pietà et terre se rassemblent dans l’éther, les terres écœurent les sans -pitiés

J’ai plus d’une corde à mon cœur, avec moi tu as joué

des coups de pieds, la bouche en cœur, extatique, presque athée,

étatique et sans moustiques, il est venu des hautes marrées

encœuragé par une Vénus venue sans rage, anadyomènes effets

La sage rancœur n’a pas d’âge. Avenant, le va nus-pieds

il s’agite à contre-cœur, piétinant le chant des chœurs de sons talen« tueux »(tueur, tue heures), en effet,

c’est une bonne fée qui l’a paré de ses effets, une nuit qu’il en eût rêvé.

Conquérant, il conquit les heures venues, mais sa langueur fut désemparée,

désemparant de sa parure, l’apparition qui fut parée

sans embarras, il s’empara de celle qu’il avait accaparé

mais jamais son cœur d’un émoi ne fut volé : elle s’est envolée…»

En un tour d’ailes, toutes les volailles se sont envolé, la vision mirage dans un désert d’humanité enquête de fantaisies et de fantasmes lascifs. Le messager ailé immaculé l’espace de la primitive page blanche par sa justesse, il arrive juste à temps pour sauver l’immonde. Et c’est tout juste s’il ne purifie un peu trop les hommes égarés, les privant de la libre imagination et de la raison insensée des sens. Le justicier en quête d’une évidente vérité. Loin de l’enfer de Dante, la mission se révèle cependant délicate. L’ange borgne perd des plumes. Il perd des causes et des indices. Asexué pour la bonne cause, peut-on bien voir sans le cœur ? Il a toujours une main sur l’écœurant livre du serment. Mille fois parjuré par mille sermons par mille brebis au pelage gris. La boue en a immaculé les saines écritures. L’opus ainsi immaculé de boue n’est plus preuve infaillible. Les temps et les conjugaisons le recouvrent vicieusement de failles immenses et d’océans de lacunes. Que voulez-vous, la boue s’attache ! Le drapeau de la juste hissé est ajusté en haut de la tourelle de l’impartialité sans remparts. La balance penche du mal au féminin, bientôt s’équilibrera un nouvel ordre.

L’ordre d’obéir tel le funambule sur le fil du rasoir, le fil conducteur et électrocutant de la vie. La vie est jugée à chacun de ses faux pas comme si elle nous guidait aveuglément vers les fleuves de l’erreur. La vie a envie d’envahir nos visions mortes logés dans leurs profondes tribunes.

Au tribunal pénible, elle peigne le pénal pétale ! Une paix talentueuse,

elle effleure de sa sueur chère les fleurs dans leurs chairs.

La femme mère, mer éphémère des aires familières…

Or, il dort déjà dans l’or des ordres désordres…

Sans son et cent sons recensons les Samson sans toisons égarés parmi les moissons,

Omission des mois sombres, moissonnages sans terre, sans race innée, s’enracinent indéfiniment comme un dé infiniment rejoué et réjouit par le sage soleil sans âges. Son teint halé passe, dépasse, file, défile et s’use comme une glace sans teint au soleil. Un miroir sans parfum, ni vahiné ni choquant, choc collé là ou croquant.

Nous serons sages comme des images, des images passages, des couloirs immobiles parallèle qui se croissent par images imagées tortueuses et torturées. Ne dit-on pas qu’une tortue porte le monde, pourtant, le tort tue…

Comme le remord, Atlas s’est tordu, par force, de relever l’humanuité ensommeillée sans savoir mordre. La vie a plein de dents, elle est pleinement édentée et se plaît à contempler ses plaies. Le plaisir des morsures ne lui fait plus effet, elle a laissé ses effets dans le grand cou Loire, et c’est à la pleine Lune qu’à moitié dénudée, elle s’est envolée de ses ailes pleinement déployées. Elle ploie sans résilience, ployer sous le poids d’un noyer, elle brise la coque désormais malléable et flottante qui coule sur ses seins sans employer ses larcins employés, ployer presque hécatombesques, seulement doué pour repêcher les Ictus noyés dans les lits de des amants de la mer. Cette mère maternant les prosaïques poissons-ichthus avec les noirs essaims de ses sombres desseins. Elle fait essaimer, sans les aimer, les estafilades sur les visages nocturnes des cadavres éclairés par le rayon lunaire, navigant dans l’estampe grise entre les nymphéas et les ponts de pierres. L’encre de chine se répand au même rythme calme et angoissant avec lequel les cadavres exquis dansent un tango sans mesures ni temps de repos sous un temps de pluie. L’encre noire serait pendue, avec le trait agile du fil d’un pinceau mal accordé tel un vieux piano oublié, le dessin s’exécute et s’emmure à mesure qu’il apparaît : les feuilles tombantes s’imbriquent et recouvrent sans purulence la feuille du primat ichor. Encore et en corps, c’est en cœur que coulent les cadavres fils de la Lune. Il est désormais effilé le temps des sombres rêveries iconiques, le paradis suicidaire ne fait plus autant d’effets sur les lapidaires, sans pierres et sans cœurs, et c’est sur le banc du parc qui fait face au fleuve que l’on peut les voir chercher dans quelques poussières diamantaires les derniers restes de leur futur lapidé. Il ne faut pas leur jeter la première pierre, car celle-ci servira à édifier les fondations iconoclastes idoines à un monde sans douanes dont les essarts sans enceintes subissent un essartement à l’eau-forte qui par l’essouchement des lithographies passées admettront l’essor de la verve satirique et aux délires vésaniques de son imagination. La Lune désormais « parurée » du limbe cristallin qui la nimbe de rayons armuraux esthésiogène et armillaires, se sent touchée de l’esthésie puissante que lui offrent les vassaux esthètes et esthéticiens qu’elle adoube en ses pieds.

Cet excès d’adoubement pourrait vous confondre, pourtant il ne s’agit que de l’ordre d’un nouveau monde, un empire empirique igné qui rayonne de bien ou de mal au point d’éclairer sa propre terre et d’enflammer les contrées barbares. En y songeant, ce n’est que le songe de l’entre-ides souverains solaires ou le songes couché sur son passé de l’écrivain Tolkien. C’est en fait l’ordre du monde, trop aisément réduit à la dichotomie du manichéisme pour éviter de rappeler à l’homme que tout son empire n’est qu’embrenchages, subdivisions et divisions d’opinions pour se terminer peut-être par l’état de poussière. Ainsi le conte précédent prend tous ses sens. Sa force idéomotrice le fait se détacher du papier, hanter vos esprits et vous rend immortel, car s’il vous empêche de trouver le sommeil, alors vous ne dormez pas, alors seulement vous êtes Immortel.

Ainsi s’offrent à vous deux conséquences, soit vous ne permettez pas l’activité non lucrative du marchant de sables, soit vous devenez divin sinon dieu…

Mesurer aussi que la deuxième possibilité peut vous donner, selon les limites de vôtre imagination, un pouvoir sur la première. C’est un pouvoir sans mesures ou sur mesures, on peut la battre, la frapper, l’abattre, comme la forêt protégée par des droits d’auteur. Douteuses autres hauteurs. Vous pouvez tout mesurer dans notre immense immen-cité, la longueur des murs de vôtre masure, son volume, les plumes, les poids, les points, les coups de poings, les risques, le temps du combat, et avec votre compas, les séquences conséquentes et séquentielles démentielles et pourtant essentielles des yeux du ciel. Ici, face au vide, on mesure avec légèreté les conséquences de nos actes avides.

Tout en ce monde est régi par la mesure, si l’on ne donne pas un chiffre, une valeur,

on estime pas assez, pas, pas à pas, pas du tout,

on n’a pas d’estime pour les cimes trop lointaines et incommensurables de nos imaginations.

C’est à croire que si l’individu ne marche pas en rythme,

s’il ne monte pas les marches du monde du pied droit et l’allure rigide, il n’a pas de considération .

Alors ne vous étonnez pas si un jour un indivisible individuel individu vous provoque en duel et vous demande :

– à quelle mesure marchez-vous mon ami ?

Dans quelle mesure serez-vous tenté de répondre ? Y a-t-il une mesure à chaque homme comme un costume bien taillé. Vous demande-t-il des renseignements au sujet de votre cœur ou si vous ne gardez pas de séquelles de votre passage chez les treillis, ou bien veut -il savoir si vous connaissez ce qu’il y a après la marge et le bord de la page. Dans la mesure ou vous ne savez que répondre, votre adversaire vous proposera sûrement de se mesurer à lui.

Mesurer vous un tango ? Dans ces mesures, dansez sans mesures. C’est comme si votre organe moteur et non exsangue gagnait une pression sanguinaire. Voyez les masses sombrement rougeâtres s’immiscer le long des parois des tunnels vitraux. Comme ils dansent, saccadé aux rythmes du canon de la machine. Comme une bataille perdue d’avance. Il n’y a point d’ennemi, ou sinon l’ennemi diaphane et exsangue n’a pas de nom, il n’est rien. Éros kai Tanahtos. Voila le couple inséparable de la vie qui lutte bravement dans une danse endiablée. Les deux diablesses se font corps dans une corrida impulsionellement criminelle. Éros est belle et désirable dans sa robe longue qui laisse deviner toutes ses formes sublimes et subversives. Ses cheveux châtain et luisants d’attrait sont noués légèrement sur le côté gauche de sa nuque. Une fleur fraîche d’un rouge sang est piquée dans sa chevelure. Son cou est paré d’infimes mèches et d’un collier de perles noires. Telles les ardentes flammes qu’elle a dérobées à ses amants. Dans le creux de ses seins, coulent l’odeur imperceptible qui fait naître la vie(/l’envie) d’un rien. Sa peau doucereusement infime semble dorée, presque brûlé par les rayons hardent de la molle heure. La mou’re frôle la peau diaphane et exsangue de sa partenaire Tanathos. Tanathos irradie de sa superbe prestance, à en glacer les sens, des cheveux court d’un noir de jais, plaqué en arrière, encercle son maigre visage comme une couronne omniprésentement imperceptible qui nimbe l’essence humaine des hombres de Parques. Ses ongles sont acérés, elle trace dans le dos de sa partenaire les stigmates de la vie. Au-dessus d’elles volent leurs fidèles rônins, des corbeaux effleurent les airs par paires et tel les deux sœurs nées d’un même sein, jamais ne se quitte ; ils sont beaux et illuminent par les innombrables reflets de leurs plumages sombres, incolores.

Eros étreint Thanathos, leurs doigts sont de frêles rameaux sur leurs bras-branches de Printemps trop chauds ou d’Hivers trop froids.

Tous semblent manichéens, radicalement opposés des leurs tendres racines, mais le temps trompe tout être qui s’y méprend. L’aiguille qui fait le tour du cadran rencontre la vie après la mort. L’homme dans sa pauvre vie naît des deux sorcières, rêve toute sa vie durant de l’une et l’autre, rencontre parfois la première, toujours la dernière.

Ainsi vous comprenez que le tango est un temps dangereux auquel vous ne pouvez échappez si vous êtes capable d’y songer…

Le rêve est une réalité. La réalité est un rêve. Ce que nous croyons n’est pas. Ceux qui nous croient trépassent…

L’espoir croît dans les croisillons tortueux de nos âmes comme les filaments autour d’une noix de muscade. Les religions décroisent comme les batraciens autour d’une mare sans reflets. Les poires en ont marre de ce tintamarre. L’essence les noient dans des miroirs sans autres côtés. Nous somme tous des Alices affrontant l’échec d’une partie de cartes qui coupent comme une lame marseillaise qui tombe à pic et nous fauche à travers le carreau. Nous sommes déjà mattes dans un champ de trèfles. Il n’y a même pas d’arène serrant contre son cœur une tulipe sanguinolente. Le mat de notre navire s'effondre par trop de tempérament sur notre frêle nuque tel la guillotine de la concorde. Les Paris sont faits, rien ne va plus. Les chevaux s’élancent tels des javelots spartiates contres les héros d’un autre temps. Leurs sabots rocheux caressent l’éther et survolent les herbes mémorables des champs Elysées. Les êtres aux cœurs aussi dur que du roc chevauchent les vallées au son du cor sonnant un rocambolesque rock.

Le glaive des gladiateurs, tueurs sans trêves, valse sans cavalier. Le pas de danse est entraînant tel l’amazone des forêts amazoniennes combattant les centaures d’une zone digne des Bermudes. C’est le préliminaire prélude ternaire qu’attend le fou chancelant pour saisir sa chance. Les soudards sondent les airs en quête d’une resserre effilée. Son image tant colportée s’est effacé suavement pour qu’il ne subsiste plus dans les filets du guerrier que le souvenir du couloir d’un boudoir sans retendoirs. La mesure va piano. Le danseur de corde n’a ni accord à son arque-lyre ni corde à son court. Pourtant leurs vies ne tiennent plus qu’à quelques fils, ce sont les descendances qu’ils n’auront jamais, ces indécentes filiations s’abîment dans des abîmes abyssales remplient de grouillantes amibes. l’aria sableuse s’amenuise en une ariette amusie, quelques aigres aigrettes arrachées à quelques fielleux aigrefins volent encore dans l’atmosphère saturée. Les ressacs de la bataille se brisent contres les renforts épuisés. Remparts et murailles s’écroulent, les navires, nefs barbares, rouillent sous le poids d’une trop forte dérouillée. Les nymphes se saisissent d’effrois et de l’espace comme les rapaces, bienveillantes Euménides. L’ivresse glacière et les froids divers font place à une nature impulsivement éclatante, remplace la glace. Rompant l’instrument à reflets qui enfonçait ses ronces avec passion dans les défaillantes cicatrices des mourants.

Le nouveau ruisseau courant sous le château de la belle aux bois dormants esquive les reines aux bois dorés dans une clairière couverte à la feuille d’or. Il y a tout près des carrières de pierres précieuses et des royaumes de princes chevauchant leurs principes. La princesse mystificatrice est bienfaitrice d’un gâteau dans sa robe d’argent. N’y voyez là aucun signe de vénale puissance, dans les contes, les monnaies n’ont pas de valeur, mais les nobles sont valeureux. C’est un coursier principe.

La vie est tellement belle qu’on peut y lire le bonheur à livre ouvert comme dans les lignes de la page. La main y a tracée les hiéroglyphes inscrit dans nos gènes. Il serait gênant de ne pas en profiter. Les maux s’effacent et font place à mille passants, l’émoi passant , s’ajustant à la taille comme une ceinture bien coupée.

Et mots passant, l’avis aussi. Et Maupassant la vis aussi. Elle la vie, la vie le vit naître et paraître, comparaître, éditer, et disparaître…Elle le prit par cœur comme son plus beau récit, elle l’apprit comme on apprivoise un divin créateur. Il en paya le prix, la vie prix sa mort, disséquant ses mots, brillant comme des émaux, prédicateur dessiccateur de la dessiccation de toutes rivières de diamants mots. L’œuvre de la vie est de pratiquer la dessiccation puis de nous désosser, enfin de réduire en poussière nos chefs-d'œuvres et enfin de réduire cette poussière en rien.

Nous aimons tellement la vie que nous la remercions pour tous ce qu’elle nous offre, des pactes signés d’avance, comme la pieuse croit nécessaire de se signer, elle croit simplement, elle décroît tout simplement. Affront à l’avis commun, l’auteur, lui préfère signer son œuvre. Dans la fausse commune, la vérité triomphe. Nous aimons tellement la vie que parfois nous nous donnons corps et âme à elle. Nous désirons parfois rejoindre sa face cachée, sombre comme l’autre lune sans rayon solaire. S’enrayer insulairement comme un vieux disque usé. Un trente-trois tours qui n’aurait plus que vingt-quatre clichés par seconde. L’insulte insulinique est cynique comme l’insurrection du mont insurmontable. La bataille a dérayé de la vie contre ses ennemis interalliés. Les mots se sont emportés tous seuls, comme des grands. Car il est bien connu que ce qui est grand est comme un, comme un hennin humain perçant les hernies d’une lune purpurine, une lune ictère et pusillanime atteinte par la purulence et la violence d’idées étroites et éclatantes telles les purpuras d’un champ de fleurs au printemps dont la terre est nourrie par les dépouilles des victorieux guerriers de la plume, du pinceau et du ciseau. Le danger pourrait venir des idées noires qui pullulent comme des pulsions impulsives. Dans l’espace pulsant, le pulvérin stellaire illumine par des pulsars, puissants destructeurs des pupilles orphelines de l’univers aveuglément percé de noirs dessins.

L’or fait de son plectre les sons las d’être usé par son sexe. Dans quelle fameuse scène, une femme saine joue-t-elle la cène aussi bien qu’un homme. Il faut qu’elle soit une sirène quand le danger du feu hardent fait se condamner l’ouïe sacrée de cire humaine. Le sérum serrurier sera-t-il à lire ? Délier de ses mains les sonnant trébuchets qui accordent un sésame. Laissons à ses mains ce qui est à ces arts. Il ment, tique sur les mots, sémantique de demain, s’en remet à deux mains.

Ces mains qui caressent les cordes, ces mêmes mains qui effleurent ma peau…

À fleur de pot, peau de lait ou dent de lait, dentellette précieuse et dentellée, sainte relique des temps repassés, écartelée entre les souvenirs vernis et venins d’un chemin de table sans croisée boueuse ou lumineuse.

Un pur-sang n’est pas croisé, même s’il est le canasson d’un hérétique sans canne à sucre. Le sang croisé donne une peau mêlée, mielleuse et entremêlée, lacé comme le corset qui soutient la patrie, entrelacé comme les veines d’une carte routière. Chérie comme la carte de crédit. Entrelacé de baisers, sinueuse, insinuant d’un mot tout l’or des palais.

Je n’aime pas les mots laids, ils sont un peu mollets, comme les œufs et les tendres mollets qui ont trop marché dans des marchés douteux, pactisant d’endiablés marchés avec les dieux.

Dis, heu... ce sont dix-œufs ? Médisant, c’est la disette, quand la famine te guette, c’est l’infamie sans guêtres. La diseuse, d’aventure, médusant Pytiquement en disant du regard l’émotion qu’elle n’a sût prédire avec son âme en peine. Son amant peine, peine du cœur n’est dit qu’avec les yeux.

Les yeux mouillés se mangent à la coque, comme les œufs peinés. Dans une basse-cour sans discours, l’écho des coqs résonne encore.

Et les baisers se roulent à la pelle.

L’appel des chapelles sacrées désacralise le chapelier qui loge son commerce aux pieds de la grande tour consacrée. On est au printemps, c’est le sacre de Mozart. Des mots bizarres brisent le blizzard par brassées de brisures de marrons caramélisés. On est en été, la voiture est décapotée, les enfants nous attendent dans le jardinet en dévorant des tartines de pains grillées et des compotées de poèmes nourriciers. On est en automne, les arbres monotones, seule tremble le vent tonnant dans l’enceinte d’une tonnelle, fredonnant une inoubliable ritournelle à mille décibels. On est en hiver, contre les écrans de verre, les rêves tels des écrins songent perdus au vert versatile et gourmand des jardins des palais des Versailles. Et puis tout se démode, sans être démotivé, les saisons s’évertuent à faire s’écouler la sève dans les branchages mornes des vieux coucous.

Les trois grâces cocues et coquettes saluent la vie de leurs tromperies. La beauté est à droite, maladroite et à gauche la bonté, et au centre de toutes, siège la vérité, qui elle seule départage de sa pommade des vergers printaniers l’égal bienfait de la beauté. L’homme appris la vérité comme une poire en pleine face lorsqu’elle lui fit face, l'équimose sur sa gorge punit son innocent regard plein de grâce comme la crasse (crase) grasse qui embaume les vallons ensoleillés de Grasse. Et enfin trépasse. L’esquif est passé et avec elle la beauté de l’œuvre du charpentier, celui qui a construit l’embarcation radieuse, à travers les planches, on voyait, sur les planches la cène se dérouler comme un parchemin effacé, comme si par les chemins des grâces ont trouvait la vraie voix. La voix de chemin de fer, la voie qui ouvre la révolte par ses appels. L’homme à la pelle est creuse les mis-terres quant à la femme, elle appelle d’un son doux à peine audible pour que l’homme vienne manger la tarte divine qu’elle découpe avec sa pelle à tarte, violence et comique s’affrontent à coup d’académiques faux-semblants, mots sanglants. Fosse sanglante et m’os en blanc.

Il a saboté sa beauté sabotée. Le félin féminin, toujours apprêté, en talon aiguille, qui ont remplacé au doigt et à l’œil les travaux aiguilleux et piquant. Plus de petites mains balafrées, mais que de chevilles foulées. Car l’affame individuse, d’un sapin résineux, transforme le tronc à l’aide de tronçonnantes tronçonneuses en chevilles régulièrement cylindriques. L’aimant anticipe sur l’amour dépassé. La femme s’émancipe après avoir fait naître les créatures créées pour aimablement les assouvir. Attirées par la force irrésistible de désobéir à toutes lois virulamment viriles, l’être Cérès fertilise un monde infantile, infernal et féroce. L’excès est monstre. La trop grande beauté est monstrueuse, la vérité suprême terrifie et la bonté extrême inquiète. Même le chou à la crème qui couronne un trop bon repas devient douteux. Est-il le responsable d’un excès d’individualité ? de gourmandise ? Va-t-il tuer tout désirs ? Qu’y a-t-il après lui ?

C’est là que le café se fait noir, comme un mauvais polar, comme une nuit sans idées, comme un soir désespéré. C’est à ce moment précis que le buveur paniquer, du haut de sa toute petite échelle, va s’empresser de faire disparaître le précieux liquide tel le trou noir dans un ciel sans lune. Une lune qui aurait mystérieusement été kidnappé, mystifié tel un appétissant canapé, servit noyé par les coupes de champagne et la foule tapageuse dans le tapage. Comme le consciencieux fonctionnaire dont la res-ponsabilité est de taper ce procès à la machine, avant qu’il n’ait un trou de mémoire… Mais le dormeur du val fonctionne désormais grâce aux machines, machine à mémoire, tueuses de bouts de papier, subissant l’invasion étrangère de millier d’infimes infectes insectes. Macro, micro, microbes mafieux aux voix grésillantes résonnant dans un espace trop petit pour un monde infini. Receleurs de drogues et de filles, séduisant par la peur, celle d’être en marge du progrès social. Être seul à seule, en tête à tête, dans un bras de fer avec une utopique créature de rêves technologiques, C’est magique. C’est comme être assit devant une production, création d’un professionnel plus spécialisé que le professeur de sa profession mutante. A c’est certain, c’est spécial… plat, plateau, régional…

L’univers enregistré, régis par l’homme, manipulé par l’homme, manipulant l’homme comme le contrat instinctif stipule que la tipule curieuse finira aplatis par le plat de la main.

Dieu a fait l’homme à son image, l’homme à fait l’ordinateur à son image, l’ordinateur à fait du grand ordonnateur de données une vieille image banalisé. Oui, comme ces voitures robotisées qui prennent parfois sur le fait les brebis égarées. Le progrès va trop vite, il faut l’amender.

Alors désormais sous la peau douce et fine de l’humain grouille un monde de puces, cafards et autre blattes de pattes, de fils et de soudures. Alors que sous la carapace fossile s’animent un monde d’idées, de sentiments, de veines et de cellules génétiquement non modifiées.

En mode automatique. Comme un collier de perles colorées et artisanalement sculptées, comme la combinaison recherchée qui permettra d’ouvrir le coffre-fort, le livre est un enchaînement de mots hasardesques qui prend un sens par leur enchaînement.

Car qu’est-ce qui différencie un dictionnaire d’un roman, d’un ouvrage culturel ou d’une notice d’utilisation ? C’est l’heureux hasard des combinaisons. Ainsi chaque livre est un code génétique semblable à un escalier d’ADN qui mène vers une prolifération non pas matérielle ou proprement vivante, mais une prolifération de connaissance, de pensées qui s’apparentent au spirituel et qui peut-être ne sont qu’un ramassis de bêtises issues de l’animal instinct songeur de l’humaine main de l’homme.

L’orme beigne les vallons dans ses bras d’ombres. L’écrit de l’hommage, laisse l’homme au coin d’une page, seul au bord d’une marge, au bord du verre vide, et puis, un autre… Combien n’entendent pas les cris de ces gouttes à goûte aux mois d’août. Ce sont des cris décrient avec amertume. Comme la bière avant l’enterrement, blonde et mousseuse, presque délicieuse. Il siège sciemment en haut des cieux, celui qui vient rejoindre les champs de blés et les mégots de cigarettes qu’il a trop fumé. Comme à la nuit tombée son âme est partie enfumée, partis en fumée. Le dernier corps restant sonne la mise à mort. Le fer dans la bouche de son animale lui entrave la langue. Si l’équestre bête terrestre pouvait, elle mettrait à mort tous les sonneurs d’hallalis et les poseurs de mors. Le morse n’est pas la langue des morses, frappez-le à côté d’eux, ils ne vous répondront pas. Tout juste, seraient-ils frappés de stupeur au moment où la foudre frappe au-dessus d’eux. Mais la morsure de la foudre est profonde. Aucun noyé n’en est jamais ressorti, le fleuve était trop profané. Jadis aussi, les fleurs du passé fleuraient bon l’amour qui les effleuraient ; les déshabillant de leurs pourpres pétales ; pardonnez-moi, je prends la liberté de rétablir ce qui doit être, le mot pétale doit être féminin : un pétale, c’est impétueux, une pétale, c’est magistral. Aussi, une à une, tombaient les pétales, le sablier du temps ressent les vibrations des pétales cardiaques.

C’est un tableau, peut-être noir ou blanc, cela dépend de votre manichéisme, mais enfin, coupons la poire en deux, sur celui-ci, il y a un être féminin au corps pubère, ses cheveux sont clairs, cela dépend de vôtre table-haute, ils sont longs et raides comme une règle, elle n’a pas de montre à son poignet, de toute façon elle ne serait pas bien réglée, elle est nue, naturellement, à ses pieds gisent les pétales de roses pourpres de son cœur qui s'effleure à chaque coup, écoutez comme le mot « pétale » est devenu beau à vos oreilles, désormais, plus de frustration pour ces belles pétales, elle tient dans sa main droite et fière, la demie poire que nous venons de couper, l’autre moitié est au sol parmi les pétales éclatantes et bientôt mornes et ternes. Ces traits lui font mal, elle souffre partagée entre le bien et le mâle, ces traits dépendent de ce que vous avez utilisé pour la dépeindre: peinture, elle sera grâce; craie, elle sera pâle; marqueur, elle sera flagellée; cinéma, elle sera plate mais animée, image par images, elle est ce que vous attendez d’elle. Mais elle ne vous attend pas encore à temps. Un mur de briques vous sépare, vous êtes derrière, s’il est fendu par les blessures du temps et l’usure des vents, vous la verrez, mais si le mur est trop récent, par exemple s’il vient d’apparaître à cette seconde, alors vous n’aurez jamais conscience d’elle, ce n’est qu’une image, est-ce bien ou mal ?

Oh, Morgana, tu es femme aux dons d’homme, tu es fait(e) de puissance, tu es fée effrayante de peur et de pouvoir, ineffable personnage, immortelle personne âgée sans âge, te frayant un chemin parmi les traditions, reliées par le lien sacré et secrètement noué, comme une douleur dans ton ventre de mage. Il est dommage que tu ne fus point Merlin, l’oiseau noir et malin, le pouvoir grandissant et volant à tous vents comme les volants de tes jupes, Sorcière, tu les as séduis et déjà ils t'ont oublié ; tous ces convives réjouis par la vivacité brûlante de tes ardents récits, tous ces éternels enfants recroquevillés, cachés par les pages nimbées d’une dentelle de rêves ; tous ces êtres qui ont parcouru les vallées dentelées à tes côtés… Où sont-ils désormais ceux qui t’ont assassiné par la simple pensée, par la simple absence de pensées. Te caches-tu dans une forêt maternelle, là où t’appellent tes sources ?

Et qu’as-tu à cacher ? comme la marque sur ta peau qui te reconnaît comme folle, timbrée, différente, dangereuse, rare, précieuse…

As-tu été envoyé loin, dans un camp de la mort, parce que tu étais riche de savoir, avoue que tu leur faisais peur et que tu étais sans défenses, libre et sans les délicats rameaux de ton compagnon cervidé, servile et unique, propre à exposer dans un musée gardé parmi les muses. Mille muses ont gravé sur ta peau les rides invisibles de ta différence, jusqu’aux bouts des doigts… Un jour de lumière, tu as inscrit dans ta peau les milles serment aux hommes. Les traîtres, ils t'ont jeté dans l’holocauste autodafé. Ton souvenir se déguste avec un café sur la terrasse noire de monde et amèrement seul.

Il n’y a pas de sucre doux et blanc pour effacer le passé. Tout doit rester serré, les hommes, les gorges, les cœurs, les amoureux, les vices du monde, les boulons de la folie, les additions difficiles à avaler et les cafés… surtout les cafés…

Dans un café bruyant, sur une console, repose sans bruits ses gants près de quelconques onguents, chimères de sang, monstres errants, sangles, corsets vides de corps et d’idées qui enserrent et étranglent les ans.

La gomme cent fois mastiquée est dur sous la dent, cailloux sec, sèche agueusie, dégoût vivant, que les hespéries sans jardins griffent à la chaîne tel des vêtements de marques pour icônes sans importances. La gomme arabique mâchée, encore sur la terrasse, succédant à l’arabica corsé.

– On ne peut servir de crème chantilly, monsieur, dit le garçon, car nous ne servons pas de viennoiseries. Ah ! Comme c’est regrettable répond l’humain.

Il est bien l’heure de trouver le bonheur. Cela sera sans succédanés, sans beautés, sans années, sans succès damnés. Nous serons tous condamnés par l’injuste juge que nous sommes. En somme, assommer les autres de re-lois, ou pis, de reproches, c’est faire la somme de notre propre malheur. S’il existe…

Dans l’eau de l’existence, flottent les débris d’un bateau fait de rameaux du soir, Hesper guide les flots, les étoiles ses filles guident ses pas. Pas à rien, les rivages fertiles de Cérès arrivent aux âges précieux. Cerbère est allongé devant la cheminée, cent os à ses côtés, en bon chien qu’il est, les voleurs peuvent rentrer…

Toutes les portes sont ouvertes, tous les ports conduisent vers des opportunités, aux portes des nuitées qui portent les marches usées par le courant de la vie. Insuffler l’avis n’est pas donné à tous dieux, en revanche, tuer un dieu est donné par tous souffles.

La mémoire a essoufflé le souvenir du violent soufflet donné par un père comme elle a effacée l’odeur délicieuse du soufflé qui cuit dans le four.

Aucun discours n’est aussi court que le bref instant où l’homme saisit le temps comme un papillon danse et file les heures heureuses. Cet instant fugace empli l’infini reste de vie de l’éternel mortel et composent les longueurs monotones du nageur dans l’eau-delà.

Et ces longues langueurs allongent les songes sans heures. Les senteurs longent les rives tachées de pois dont le poids du temps efface les sens incertains. Les essences flottantes de thym, de romarin et de bois de cèdre forment un bouquet dans les aires légères. L’errance rance brûle de son incandescence, l’indécence des fugues enivrées par le bouquet d’un vin boisé sous le lâche haleur de l’été empoisonné. L’innocence enflammée d’un dîner aux chandelles de la fin des lendemains, dévorent de son essence d’huile et de pierre le bouquet de mer assit sur la table des desserts. L’essence des sens est par circonstance un mensonge lumineux. Les herbes sauvages envahissent les esprits cultivés des hommes déshonorés. Désormais le ciel se lèvera trois fois et les fragrances éternelles mueront par chaque rayon spectral.

Émues et muent par quelques couleurs qui transperceront leurs diaphanes peaux de roses tel le vitrail laisse passer les anges-spectres dans toutes forteresses secrètes.

Entre forteresses terrestres et fortes déesses spectrales usant du plectre sur des cordes pendues aux cieux audacieux, l’homme suspecte l’infortune de ne lui proposer que de voix, que de choix, deux fois et puis la croix. Les passeurs de destins ne dérivent pas des dérives des incertains péripatéticiens.

Illuminés par la lumière, les deux éphèbes marchent d’un pas peu sûr, on les voit de dos, ils vont vers la lumière, main dans la main, le soleil est devant eux et les englobe d’un limbe qui conduit vers la terre d’ombre ; leurs silhouettes se détachent comme la peinture craquelée d’un mur formant mille fresques mosaïques. Ils sont beaux, leur corps sculpté selon les belliqueux canons de l’âme armée de jalousie. Ils sont l’amour que l’artiste a nourrit pour eux, ils sont son ego et sa fleur-soleil du bord des autres. Ils sont les fils et amants du Pygmalion. Ils sont les lions conduisant le char de l’amour dans la nuit. Ils marchent ensemble et presque fort jusqu’au temple nocturne étouffé de lierre, les briques rouges reflètent pour la dernière fois les lueurs du couchant… Les dés de Cybèle sont joués. Les décibels sourds éclatent dans l’atmosphère griffée et déchirée. Ont les voit pour la dernière fois. Ils se regardent désormais confiants et rayonnant du plaisir avenir. Leurs torses imberbes luisent, émus et suant, palpitant d’émotion, leurs peaux se veinurent des parasites végétaux ornementaux, dessous elle brûle comme les mots. Leurs lèvres sont des déclarations sans sons, incandescent et puissant. Ils entrent enfin dans le lieu destiné à eux seuls, comme un. Ils sont beaux, et à cet instant le pincement au cœur que vous éprouvez n’est ni jalousie, ni haine; mais l’amour extrême qu’ils ont rayonné et qui révèle en vous la vérité, tout ce dont vous avez manqué se réveille en vous comme un don : il ne vous reste plus qu’à partir à la quête de vos vies, fuyant ce temple bachique qui n’est plus le vôtre, laissant les plaisirs orgiaques et les cornes d’abondances qui seront toujours vides de vos fruits. Laissez l’hydromel consommateur aux rhytons moqueurs, et volez de vos ailes de cires mielleuses vers d’autres soleils.

Tout est calme, ou plutôt plus rien n’est. Un rien léger usurpe la forme d’un vent caressant et sirupeux. On peut entendre du lointain vide l’esquisse délicate de deux murmures :

«-Vous aussi…

– Mais qui êtes-vous ?

– Je ne sais plus.

– Alors d’où venez-vous ?

– Je crois que je ne viens de nul part, puisque je suis né dans votre cœur.

– Qu’est-ce que c’est qu’un cœur ? Je n’ai jamais entendu cet étrange mot .

– Je crois que c’est une boîte qui renferme nos sens les plus secrets, peut-être comme une clairière dans la mer.

– Alors vous venez du royaume des flots, le pays des autres âmes ?

– Non, mais je n’ai longtemps été qu’un songe, j’ai eu l’éternité pour voyager.

– Et maintenant, qui êtes-vous ?

– Je ne sais plus… Je n’ai été qu’un songe, je crois… Si j’ose me risquer, je… Je suis un Autre qui vous aime…»

Parmi les racines noueuses des arbres du temps, sur le sol dur et desséché, aride couloir où pousse ça-et-là, de mauvaises pensées. Les deux silhouettes se fondent dans une grise brume. Ils ne sont encore que des ébauches et leurs premiers mots ne sont que décharges électriques. Mais déjà ils sont sentiments, forces, tendresses et doutes. Les marécages qui les enveloppes, palpitent de mille créatures insectes, morbides et macabres, bourdonnant indifféremment, autour d’un nouveau commencement .

Les deux âmes blanches n’ont pas encore conscience. Elles découvrent avec délice et terreur leurs récents souffles. Ne maîtrisant pas encore leur énergie, elles se brûlent par endroit. Elles ressentent. Mais ne savent pas encore quoi. Doucement, leurs masses vibrent. L’air saturé pénètre leurs frêles carapaces. Émues, elles devinent qu’elles ne sont qu’un fragile renouveau …

Puis, de très haut des éclairs éclatent, produit du néant. L’une des âmes est touchée, la foudre la transperce, la déchire, la décompose. L’autre silhouette est toujours présente, paniquée, affolée, impuissante, elle est souffrance et passion devant ce qu’elle ne comprend qu’à peine. L’énergie continue son œuvre et torture la pauvre forme. Jusqu’à redevenir le primitif néant .

L’autre forme est, elle demeure seule, envahie par l’angoisse et la solitude. Le sentiment de peur rend encore plus faible cette fragile créature. C’est peut-être cela qui la rendit plus attirante, force aimanté sans amant. L’autre moitié n’est plus à ses côtés. Elle est désespérément solitaire, éphémère. En un instant éternel, le nouvel éclair détruisit à demi l’autre, la laissant répandue sur la terre.

L’ombre des silhouettes est restée inscrite sur le sol.

Après l’orage, une fine pluie se mets à verser. Répondant au tonnerre grondant, sa musique lancinante se répand et apaise les insectes affolés.

Les flots qui se déversent, blessent le demi-corps de l’âme. Rapportant un par un, les uns après les autres, les morceaux que l’orage a volé. Parmi le ciel gris strié des étincelantes épines, l’énergie dérobée se réapproprie ses âmes. Le premier corps se recompose. Chaque infime goutte de l’eau céleste les fait renaître. Chaque piqûre les recouvre, en même temps, d’un voile de chair, fin, transparent et d’une parfaite régularité.

Tout autant qu’elles se recouvrent, la première silhouette s’emplit d’une nouvelle énergie, modelant son corps de seins, de formes souples et rondes. Elles s’emplissaient toutes deux de filaments blancs ou roses. Elles sont. Elles sont, sons, odeurs et chaleurs. Elles sont l’une et l’autre, différentes et mêmes. Elles sont finies et indéfinies, presque quelque chose et infiniment rien. Elles seront bientôt rires de joies sous la pluie, ruisselantes de bonheur après l’orage. Se libérant de la pression qui les étouffaient, elles brisent les invisibles chaînes créatrices qui les ont mises en un monde. Elles renient avec insouciance l’instant qui n’est déjà plus.

Elles ne sont ni féminin ni mâle, puisqu’il n’existe ni bien ni mal. A peine sont-elles elles. Des ombres sempiternelles, de frêles tourterelles, de pâles tourterelles. Mais bientôt des aigles dans la nuit, et des fleuves pollués, et des palais occultes aux regards enflammés. Des vêtements mystificateurs et des gants protecteurs. Un mythe à la réalité onirique. L’orgie des primats de la vie, les balbutiements passionnés d’un savant fou. Un monstre manipulateur illuminé du pouvoir des mots, des traits, perçant comme le javelot du Perse conquérant. La conque errante est perçue comme la Vénus vague et nébuleuse. Peu à peu leur peau se brode de sens, imaginations colorées innées qui percent les flots de vitalité. La grâce ambulante se fait l’ambulance des moindres maux.

Car les mots souffrent, les maux se plaignent de mots, « nous ne sommes pas bien qualifiés », disent-ils, puis reprennent : « les mots ne nous aiment pas, il nous insulte des néologismes les plus barbares qui nous laissent inusités, sinusite, vérole, syndrome de nous ne savons quoi…Ou bien les dévoreurs de mots ne nous trouvent pas appétissants et préfèrent ronger nos sons. Nous protestons contre le Tabou et les Polynésiens multi-naseaux qui l’ont enfanté. Nous nous insurgeons contres les oppressions verbales et la difficulté en général. Nous sommes simplement des mots simples qui exigent le droit de correspondre avec leurs maux. » Ils évoluent avec les vagues successives qui les usent et les effilent comme le collant voile d’une identité volage.

Les souvenirs filent comme les étoiles à souhait que suivent les bergers. Sur les berges, les moutons de Panurge bêlent la perte de leur bouvier qui s’est enfui avec une comète. Ils trouvent enfin une auberge qui les hébergent Ibériques, en échange de quoi, l’insulaire filera la laine pour en ôter la blanche haine.

La scène peine à être saine. Mais la peine en vaut la chandelle, mais si la scelle de son équidé est bien ajusté, le sénateur scénariste-auteur de sa vie ira loin. En effet, rien de tel que de vivre sa vie depuis sa propre Cène, avec ses â-potes, les autres, les impotents, les traîtres, les portes clauses avec numerus clausus et œillet d’indiscrétion discrètement incrusté, les potentiels pots-de-fleurs, les empotés, les encombrants, les concombres géants, les très gênants, les biens nantis et les bienheureux. Bref, rien de tel que de scénariser cette petite douzaine de monde dans une bible bien tassée, de la manuscifier de sang, d’amour et de haine passionnelle pour déchaîner les foules d’innocents actants devant le lieu du crime ou serrons autographiés les eugéniques impressions de vies et de rêves.

Une à une les pages presque blanches tourneront comme le manège de la vie, puis elles tomberont dans le fleuve de l’oublie, se jetant précipitamment du haut du sommet de la montagne du succès. Les moutons pareils au berger de son troupeau ont suivi l’étoile filante, sans succès. Peut-être se rapprochèrent-ils plus des pages blanches, délicates vierges se laissant souiller par l’encre du papier, ou comme le tableau noir, furent-ils blanchis pas la chaude craie, recouvert par la poussière qui recouvre le vieux livre sur son étagère ?

Les étages errent de souvenirs en avenir, de reliques en poussières en vers de terres iambiques

Les menottes notent les notes sourdes et aveugles de l’onirisme chevaleresque.

Le sommeil s’éveille à la veille d’un printemps vermeille

Pareil aux vers des poèmes pommadés de proses dorées

Les proues mordorées brisent l’écume des flots légers,

Belles promesses de caresses, paresses d’un ciel d’été.

Le baldaquin céleste voile le regard averti des étoiles travesties

Les gardiens stellaires convertissent les poussières sorcières des sciences funéraires

En gares gardées par mille phares éclairés.

O Rome enivrante, pourquoi es-tu si grande ?

Cet ambre qui coule dans tes veines, émerveille de lumières les raisins vermeils du sommeil

Tes heures ont passé, leurs couleurs fanées

Par un soleil trop meilleur. Le bonheur mielleux

Coule au temps des moissons saisonnières,

Coule les poupes des navires sans rivières.

Poupées irradiantes de cire.

Le sourire rayonnant dé-sature les vives armes ennemies,

Portées aux saintes ceintures de cuir brûlant,

Cuis par l’essai de rêves chimériques aux sonores seins ailés.

Nuit, pages et dames, elles sont peurs, vides et glaces

Mais elles sont l’immaculée création.

Vierges baptêmes de la rosée du premier matin

À l’heure des matines, aux leurres des lettrines.

Il écrit la pluie, elle verse ses larmes sans cris,

Elle dégouline son sang gris, la fraîche réparation de la dichotomie du vieux film en noir et blanc,

Le sanskrit encense les arômes d’une calligraphie de rires épanouis

Toutes ouïes et consentantes dans l’encens sensuel au sens multiple

Sang impie des rescrits de souverains papes romains

O main maniaque, tu enserres dans ton immense paume perdue

La résilience des repoussoirs hideux et faibles

Étranges éphèbes, hybrides figures inscrites à la plume, ancrées par l’encre qui à tant coulée…

Corsaire qui emprisonne dans une cage de verre les frêles démons.

Anges aquatiques aux rayures de lumières et d’eau

Puisent leur dualité dans le manichéisme des contes défaits

Les effets écaillés sont déchus comme les guenilles des gueux moyenâgeux.

Exutoire résolutoire des exhumés remords enterrés, violés par les ongles lacérés des éphémérides.

Les débris de terre contenus dans le creux de ses ongles acérés, sont les restes d’une civilisation dépravée, oubliée.

Le corset masculin étouffe de ses lacets les courbes entrelacées des routes compliquées.

Qui lasse les larcineurs de la route du miel, les lascives voies du ciel appellent aux voix de la mélasse mélancolique. Hélas !

Tous les sentiers ne sont pas des puits de saveurs suaves, puisez les sauveurs épuisés.

Goûtez les images d’une gousse effleurée, d’une fleur égouttée, d’un cœur esseulé.

Une croix chavire sous le poids de l’injustice,

Un choix invalide, boitillant comme un vieux soldat à la poigne de fer,

Cette flûte qu’il traîne, c’est l’instrument du destin du soir, aux couchés de soleils, à l’avènement des rois.

Ces évènements sont les veines des avenirs écorchés des blessures couchées.

Combien de canons, combien de beautés ont péris ? Dépéris sous les décombres encombrés,

Squelettes désarmés des armées désarmantes…

Charmantes menteuses aux désirs arméniens, ne sera jamais tien.

Les tiens ne verront point le dicton, fonctionnaire dictionnaire d’une ère éradiquée.

La fonction primaire se prend parfois à fonder des fonds perdus à pleine vitesse,

Des topiques indicibles aux dictions exotiques. Des exodes onéreux vers de chaleureuses contrées veines.

Comme l’écrivain écrit à cœur ouvert de son sang et de ses veines, il écrit pour la postérité, l’immortalité de poussières et de sons déformant. De mêmes les écrits de l’écrivaine sont vains et vaniteux. Pernicieux paniers de vanneries et de mots, chacun se formulant comme le testament des fleurs sauvages de laboratoire. Le labeur des champs en friches absorbe beaucoup de beaux coups, de sueurs, d’encres et de labeur. La culture sillonne les âmes et perces les oiseuses carapaces pour y semer quelques graines que les vents emporteront pendant des siestes éventées.

Le vain metteur en scène regarde passer l’ombre de la silhouette inspiratrice, impératrice impalpable qui fait palpiter le prolongement de lame prophétrice, prolifération de la dîme qui nourriront les Charons avides aux portes du succès.

Et l’ombre défile.

Ses bijoux claquent, tintent, et les voilages de sa robe fluide se répandent dans les airs savoureux. Sa coiffure en chignon voluté semble parfois n’être qu’une cascade de vagues ondulantes et luisantes. Évanescent. Elle survole les sols d’un pas lourd et léger. Elle lève délicatement son chef et goûte les couleurs odorantes des lieux boisés. Elle se plaît à transcender les esprits, à prier les espoirs, à croire en les plaisanteries de la vie.

On imagine les plaisanteries volant de têtes en têtes, entêtes de lettres nouvelles ; émoussant les esprits corrosifs pour les douces âmes incisives comme les armes d’un combat avenir sans larmes.

Un éclat de rire a frappé, éclaté la vitres hermétique de la vitrine égoïste, comme un tir à la carabine dans une fête foraine étouffée dans la foule triste et clownesque.

Mascarade des jours heureux, des joues rougies de bonnes heures, l’éclat de rire a frappé: huit-cent (mots) morts.

Les éclats de cires coulent le long des esprits et se répandent en taches brunies. Les coulures lumineuses tracent déjà les futurs sillons des grands fleuves humains. Pas de vanités, plus de sens cachés, toutes ces images imprimées, ces crânes dénudés, ces bourses ouvertes, ces instruments désaccordés, ces mets moisis et ces fleurs desséchées, toutes ces matérialités ont eu raison de l’humanité. Mais la rétine s’obstine à y voir le mystère, car l’homme à tout perdu et il croît qu’il a tout à trouver…

Ce qui est mort existe-t-il encore ou bien doit-on attendre qu’elle soit poussière des aires, ou bien que cette poussière revivifiée revive et remeure peut-être sans finitude. Certains pensent que la vie est dans l’âme, la mort ne commence que quand le savoir s’éteint du miroir universel. Et le reflet des mondes parallèles durent jusqu’à ce que le doute soit certitude, pas réalité, car la réalité n’est-elle pas le doute, mais acceptation et inconsciente résignation.

Le chandelier d’étain déteint sur les glaces sans teintes où se reflètent des visages éteints, des visages sans teints. Teinture d’un monde monochrome et tintamarre sourd, les chromes aveugles brillent de tout leurs reflets dans le noir couloir sans fenêtres, sans feux ni êtres, sang gueux ni hêtres, s’enracine ni carrés.

Les vieilles personnes ont ce mystère que les années leur confèrent, ont à beau les regarder, on ne sait si les rides apparentes sont bien les creusés d’un passé camouflé. Car la laide beauté ramassée sous une peau fanée cache bien des secrets, les vieilles personnes ont bien plus de secrets que les pierres et les arbres. Les lézards fossiles arpentent les arts et les ors de l’eau vieillissante qui dors. On est si prêt de cette innocente candeur, des champs de foins parcourus pied nu, des parfums de boulangeries et des bocaux si haut. De sucettes sans fin et de faim sans ciel, de nuages dévorés des yeux et de la fumée dégagée des nuages de lait de l’heure sacrée de nos grand-mères. Immenses Dames aux regards si tendres, au sourire magnanime, et qu’on a presque envie de garder pour soi. Uniquement pour soi, et tant pis pour leur jadis. La sagesse enfantine est un don universel qu’aucun livre versatile ne recèle.

De même chez ces frêles créatures, qui nous semblent si neuves. On ne sait si derrière leurs coquins sourires et leur mines songeuses de philosophes, si derrières ces bouilles attendrissantes ne se cache pas toute la sagesse du monde. Combien de naissances ont-ils déjà connu pour que leur salut à la vie se facent par un cri. Et que cache ce mutisme, ce silence obstiné, ce refus d’adhérer, de collaborer. Ne savent-ils que trop bien le monde que ces naïves créatures croient leur insuffler. Mais déjà ils oublient, et les promesses tentatrices corrompent l’être suprême, celui-là même qui il y a peut se refusait à la bêtise du monde. Des êtres de renoms. La Renommée a déjà été appelée. A-t-elle déjà renoncé ? S’est-elle attelée à l’attelle sans bretelles d’un bretzel sans zèle ?

Les renoncements des ronces arasent les tourments tumultueux.

Écoutez de vos yeux les vagues agitées dans les peupliers mouvementés, tourmentés pas des souvenirs nauséeux…

La mémoire s’agite parfois par marée, tangue sous le flot des pensées, s’effleure de parterre violacé, et vomit tout son saoul tel l’ivrogne dont la bouteille à la mer se nomme soif de connaissances. Il pêche ses idées à droite, à gauche, se perd dans son navire galéreux aux mille galeries galériennes, s’éprend finalement du mal de mer, prit dans les filets de l’amour amer, de l’écume quotidienne, de la barque coulante, du hurlement des sirènes, et du rouge de l’ancre…levez l’encre, levez l’encre sèche, encrez dans vos chairs les parfums de la terre. L’humidité de l’humus, les parfums de cannelle printanier, l’écorce transpirante, les corps humides qui hantent les géantes vallées. Il suffit d’un faux pas pour avaler la terre, mais d’une tasse pour absorber la mer. C’est pour cela que les marins n’ont jamais de tasse, non pas par rustrerie. Ils ont trop besoin de l’amer pour vivre. Vivre ému, émeut les âmes qui meuvent les muses mouvantes.

Les mots émeuvent les émaux médicaux des faillanciers valeureux.

Vivre ivre enivre les havres des livres délivrés en livrées argentées. Les affres des hivers anhydres enneigent les gens ennuyés. Le souvenir se noie dans les beautés dansantes embarrassées.

Souvenez-vous la belle, souvent allez-vous au bal,

souvent allez-vous au bois…

« Promenons-nous dans les bois pendant que mon cœur n’y est pas…»

«…si mon corps y était tu le mangerais »

Les mains moites maîtres des maisons, masures ensoleillées d’une radieuse destinée…

Les bras blancs tranchants unissent les armes caressantes et délivrantes.

Toutes les langues s’embrassent en un baiser universel.

L’affection du monde frôle les maux de lettres. L’alpha et l’oméga sont si proches l’un de l’autre, doux, légers et entourant, affectueux et rassurant… Simple système d’échange, monnaie du

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