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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

Un théâtre à nos corps-poissons

Viens donc te reposer un après-midi à l’ombre de l’été.

Nous irons nous baigner dans des lueurs d’espoir.

Nous goûterons à toutes ces hautes herbes qui sentent bon la nostalgie.

Mais pas trop, car elles sont poisons.

Et c’est toi que je veux pour poison mon aimé,

Ni passé, ni futur, juste le présent de nous.

Que ce soit toi qui me tues, à petits feux – follets.

qu’ensemble nous soyons notre propre mort,

Ainsi va de ceux qui la choisissent, qu’elle ait ton visage, qu’elle soit toi.

Je te choisis pour mort mon aimé, je te choisis pour passé, je te choisis pour futur.

Et surtout, je te choisis à présent.

Pêche-moi, pêchons-nous, ensemble soyons les pois(s)ons du mal.

Car de toutes nos écailles, arc-en-ciel de bonheur, le mal sera notre bien.

Et dans mon sang, je veux que flottent nos poissons, vivier divers,

Quand l’arbre sera sec, fera reprendre son souffle à la vie…

Sur la barque-vie, notre sang puisse sonner.

Doux souvenir mélodieux de nos deux corps qui se sont aimés…

Doivent comme au théâtre faire leur entrée, puis repartir, laisser la place,

À d’autre que nous. Issus du nous.

 

RIDEAU. Je te voile.

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