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L'éternelle heure du thé

Textes, théâtre et poésie de L.H.C. (Tous droits réservés)

LA CONFUSION DU VERBE ÊTRE ET DU VERBE AVOIR

(et non la fusion du verbe être et avoir)

Le problème avec le mot con, c’est qu’il n’est pas autant employé que les mots bite ou pénis. À la rigueur, ça ne me dérangerait pas si on l’employait autant que le mot pénis ou vit (oui, un vit est un pénis). Il y a même plusieurs problèmes, c’est que les gens – même les femmes – ne savent plus en l’utilisant que le con est l’ensemble des parties intimes de la femme, c’est l’attribut sexuel du « sexe faible » et c’est là un gros problème: cela sous-entend qu’on ne peut pas être fort et intelligent quand on a le sexe d’une femme. On ne résoudra donc pas le souci de la discrimination tant que l’on aura pas conscience du sens de ce mot en l’employant. Le dîner de cons prend alors une toute autre saveur, plus libertine. Dernier problème, c’est de là que nous venons toutes et tous, en humiliant ce mot et cet endroit, on renie d’où l’on vient, quelle qu’en soit la taille (un gros con semble toutefois plus pratique n’en déplaise à J.-M. Bigard qui se complaît dans les bassesses de la ceinture – celles-ci n’ont de charme qu’équilibrées de ce qu’il y a au-dessus – rappelons au passage, puisque ça semble le toucher, que sa fille en a un). Quoique l’histoire de l’art le laisse paisiblement dans l’ombre et le mystère, on crie son nom sur tout les toits.

 

 

NB : j'avais hésité avec une illustration moins subtile mais détournée de manière plus matriote - collez la photo du vôtre, dites-nous son petit nom - la voici :

 

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